Cuma du Millavois : Semoir direct de 6 m, deux ans après ?

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«Selon la parcellaire et la vitesse d’avancement, le débit chantier est de l’ordre de 2 à 3 ha/h»
La Cuma du Millavois possède un service semis direct depuis 1989. Au départ deux Sulky Unidrill ont permis de se familiariser avec cette technique.

Puis le service s’est développé avec un autre semoir. L’utilisation était principalement du rechargement de luzerne et de semis de Ray-Grass. «Chacun faisait ses petits essais» se souvient Jean-Claude COULON, président de la Cuma. Des essais de semis de céréales ont suivi, et le service complet avec tracteur et salarié était déjà proposé.
Dans le milieu des années 90 sont arrivés les semoirs John Deere 750 A, 3 m puis 4 m repliable et pneumatique. Dotés d’un contrôle de profondeur et d’une capacité de pénétration plus importante, ils ont assuré une plus grande polyvalence à ce service.
Suite aux années de sécheresse des années 2000, le sursemis et le rechargement des prairies a repris de l’importance. En parallèle, quelques semoirs Sulky ont été affectés dans les Cuma locales adhérentes pour une utilisation plus individuelle. Le service complet a permis à tous les adhérents de bénéficier du service sans être équipés d’un tracteur surpuissant. De plus les chauffeurs salariés ont acquis une expérience et des compétences précieuses sur le réglage des outils et les conditions de réussite, accompagnant au mieux les adhérents dans cette technique.
Lors du renouvellement d’un semoir il y a 3 ans s’est posée la question de la largeur des outils par rapport aux propositions du marché. La réflexion a abouti à conserver un semoir 3 m et à acheter un modèle de 6 m. Le choix s’est porté sur un HORSCH  AVATAR 6.16 SD, livré en septembre 2019. Il est géré en service complet, entrainé par le tracteur John Deere 6 230 R. « Quand il y a du relief, toute la puissance et l’adhérence sont nécessaires précise, Olivier FABRE salarié de l’Intercuma. Au niveau technique, il ajoute
« le contrôle de profondeur ressemble au principe du John Deere, mais il est un peu moins facile à modifier, il faut une clé pour changer la hauteur de la roue plombeuse par rapport au disque ». Petit regret, les nouveaux modèles disposent d’un système plus simple avec un levier à brocher sur un secteur cranté. Mais Olivier précise qu’il module la pression de terrage pour s’adapter aux conditions de travail. Selon lui « il faut limiter la vitesse d’avancement pour conserver un bon positionnement des graines » notamment sur les zones caillouteuses du Sud Aveyron. Des techniques nouvelles continuent d’être testées, Jean-Claude COULON, président de la Cuma indique «que des essais de semis de prairie sous couvert de céréales ont été réalisé en 2021», tout comme des passages après un scalpeur pour désherber mécaniquement. Il faut un chauffeur qui connait bien l’utilisation et avec cette largeur, l’autoguidage avec GPS est indispensable pour se repérer. Globalement très satisfaits des levées avec ce nouveau semoir, « les adhérents ont réalisé plus de 600 ha l’an passé, dont 500 ha avec le Horsch» complète JC COULON. Le tarif attractif de 64 €/ha pour le service complet est un moyen d’essayer de nouveaux itinéraires, notamment avec la présence de la double caisse. 

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